Pesquisar neste blogue

segunda-feira, 22 de setembro de 2014

Construire une histoire en respectant des consignes


Public:  adolescents, futurs enseignants

 Adaptable à des groupes plus jeunes ou en ateliers d’animation.  ( première partie)
Dans ce cas, l’activité peut être présentée sous le titre suivant :  :
 Avec nos crayons de couleurs, nous dessinons le monde.
Dans chaque groupe, il faut alors prévoir une feuille de bristol assez grande et des crayons de couleurs pour la construction du « monde 
L’enseignant doit s’assurer que la classe a intériorisé certains concepts de base sur les couleurs :couleurs primaires ou fondamentales, couleurs secondaires.


Objectifs communicatifs
-  Construire une histoire à partir  de consignes et d’un format proposé.
- répondre à des questions sur l’importance et l’intérêt du  message obtenu.
- Notions : chantier de construction de textes
Moyens linguistiques : acquis de l’apprenant, aide de l’enseignant ou animateur.


 Introduction 
 L’enseignant/animateur s’adresse au groupe et explique rapidement les objectifs de l’activité : construire et raconter une histoire.
 Travail en groupe :
-        1- Préparation de l’histoire
 La classe est divisée en 3 ou 6 groupes .
 L’enseignant attribue d’office une couleur primaire à chaque groupe :bleu, jaune ou rouge.

Dans chaque groupe, les apprenants avec l’aide de l’enseignant, dressent une liste de 15 mots respectant la couleur choisie ou commençant par la même initiale.. (  exemples présentés ici à partir d’une couleur secondaire  :  VERT : Liste : kiwis, laitue,  mais aussi vermicelle vert ,vitamines vertes, vélo vert …)

-        2 Construction de l’histoire
 -L’enseignant distribue le texte suivant.
 Chaque groupe en fonction de la couleur travaillée.
 Attention : l’enseignant explique que les mots de la liste devront être utilisés dans le texte. En cas d’impossibilité pour une raison de sens, le groupe devra improviser.

Matrice distribuée dans chaque groupe
Il était une fois un/une _______ (banlieue, jardin, région, royaume, ile ; plage, montagne, autre lieu au choix  (+ couleur du groupe ) où tout était ____(couleur du groupe) : les maisons étaient _______, les rues étaient _______  les arbres étaient_____ , les fleurs étaient ______  le ciel était ___, …  et la mer était_____ ,…..

.Dans /sur  ce /cet/cette____(nom du lieu), il y avait un petit dragon / robot métallique / une bonne fée/ un petit  lutin/ un animal fabuleux/, un garçon très snob,  autre créature  de couleur___ ______, très bizarre, prénommé/e ________ (initiale selon la couleur du groupe : Basile, Barbara, Jean, Joséphine, Romain, Rita, (autre prénom au choix, pouvant être inventé).
Ses grands/ petits    / yeux  fluorescents /expressifs,  étaient _______ , son visage/ ses joues/ son nez/  était/étaient  ______ et de ses narines / de sa baguette magique/ des ses longs doigts/ de ses yeux/… sortaient de grandes flammes_____   quand il/elle  était content/e.
Son corps était recouvert d’écailles/ de fourrure/ de plumes/ de peau/ de vêtements  ______. Il/elle  portait toujours un/ une/ des ( nom d’un vêtement ou accessoire de la liste  + couleur)
Chaque jour, il/elle mangeait , des---   (noms de la liste, chacun suivi de la couleur. ), prenait  son/sa/ses ________ + couleur  puis il s’installait dans son/sa/___  bateau/ jeep/ remorque, moto aquatique,… autre moyen de transport + couleur,  pour faire le tour de ___ lieu choisi).
 Mais comme il/elle était tout ________ dans son monde______ ,  prénom_____  était invisible !
Alors, un soir / une nuit/un matin/,, il/elle  pensa :
« -Ce n’est pas drôle d’être invisible. Personne ne me voit et je ne vois personne .Comment changer de couleur ? »
Il/elle regarda  la nuit /le ciel / … et soudain  une étoile/ la lune/le soleil envoya ses rayons_______   choisir  une autre couleur primaire sur les écailles / la fourrure/ les plumes/ la peau/ les vêtements   (couleur ) de ________
A partir de ce jour , ____ changea de couleur et de nom. Il s’appela ____  ___  Tous les habitants de l‘ile Bleue suivirent son exemple… suivirent son exemple
Et c’est ainsi que _____ commença à avoir des amis , beaucoup d’amis … et  tous ensemble, ils vécurent heureux, sur/ dans son/ sa  (lieu + couleur )

3) Lecture et mise au point.
Pour les plus jeunes, nous suggérons une relecture et correction orientée par l’enseignant. Une présentation des textes à la classe et la réalisation de posters

La phase ci-dessous peut s’adresser à de jeunes adolescents, au débit de l’activité mais nous la réservons ici à de grands adolescents et futurs enseignants.

Comme dans les chantiers de construction de texte proposés par Josette Jolibert, chaque groupe devra relire son texte, le corriger et essayer de l’enrichir .
JOLIBERT Josette (coord.)Groupe de recherche d’Écouen, Former des enfants producteurs de textes, , collection Pédagogie pratique à l’école élémentaire, Éditions Hachette Écoles, 1988, 159p

Pour ce faire, l’enseignant pose les questions initialement posées dans la méthode de J.Jolibert,. Elles seront reformulées, dans la mesure où le format a été proposé par l’enseignant lui -même. En bleu, nous présentons des réponses possibles.
 -À quel public se destine le message ? (à des enfants d’école maternelle, à des camarades de classe,…
- Qui s’adresse à ce public et  à quel titre ? (narrateur, porte-parole du groupe, ..)
- Quel est le but  du message ?  ( divertir, faire réfléchir, … - - Quel est le risque si le public ne comprend pas le message ?( le public ne sera pas motivé, manifestera  une perte d’intérêt avant la fin du message,….l’objectif du message ne sera pas atteint,…)
Quel est l’objet précis de ce message ? Qu’est-ce que veut  dire le narrateur ?   que l’amitié est plus importante que tout ; que la vanité empêche de voir ce qui nous entoure,….

 Après avoir apporté les corrections jugées nécessaires, chaque groupe présente son histoire.
Modèle de texte possible.
Il était une fois une île appelée Belle-ile, où tout était bleu: les arbres et les arbustes  étaient bleus :  il y avait des baobabs  bleus,  des bananiers bleus,… les fruits étaient bleus, les bananes  étaient bleues, les animaux  étaient  bleus : les baleines étaient bleues, les bœufs et les boucs étaient aussi bleus…. Dans ce /cet/cette île bleue , il y avait un dragon bleu, très bizarre, prénommé   Barbe-Bleue. .
 
 Ses yeux fluorescents étaient bleus, son nez était bleu   et de ses narines sortaient de grandes flammes bleues   quand il était content.
Son corps  était recouvert d’écailles  bleues. Ses pattes étaient aussi de la même couleur, mais il  portait toujours de belles bottes bleues 
Chaque jour, Dragon bleu mangeait  des bonbons bleus,   des brioches bleues, de la béchamel bleue  puis il  prenait sa belle bague bleue  et s’installait dans son bateau  bleu pour faire le tour de sa Belle ile bleue.
 Mais comme il était tout bleu  dans son monde bleu, Dragon bleu était invisible !
Alors, un matin, il pensa : « Ce n’est pas drôle d’être invisible. Personne ne me voit et je ne vois personne Comment changer de couleur ? »
Il regarda  le ciel bleu … et soudain  le soleil envoya ses rayons jaunes sur les écailles bleues de  Barbe Bleue leDragon bleu
A partir de ce jour, Dragon bleu changea de couleur et de nom. Il devint Dragon vert. Tous les habitants de l‘ile Bleue suivirent son exemple

Et c’est ainsi que Dragon Bleu commença à avoir des amis , beaucoup d’amis … et  tous ensemble, ils vécurent heureux sur la  Belle île bleue

Si six scies scient six cyprès… Si on révisait la condition ?


Nous proposons ici une révision de la formulation de la condition (ou de l’hypothèse) à partir de la déclinaison d’un  virelangue connu et d’autres inventés pour cette activité.
« Si six scies scient six cyprès, six-cents-six scies scient six-cent-six cyprès » (présent considéré comme de vérité générale )
Public: adolescents
Objectifs communicatifs
 -
Formuler  une condition, une hypothèse au présent, au futur ou au passé.
-         -construire des virelangues ou imaginer des situations soumises à une condition.  ou à une hypothèse
Notions : la condition, l’hypothèse
Moyens linguistiques : acquis de l’apprenant
Activité
 Les apprenants :
- lisent  et comprennent les virelangues suivants
     1-Si six scies scient six cyprès, six-cent-six scies scieront six-cent-six cyprès 
            2-Si Henri avait souri à Sandy, Sandy lui aurait aussi souri.
            3-Si le malin lapin entrait dans le jardin, il y grignoterait le thym sous le sapin.
            4-Si trois grains de riz tentaient trois rats, trois-cent-trente-trois grains de riz   tenteraient trois-cent-trente-trois rats.
            5 Si six-cent-six scies avaient scié six-cent-six cyprès, six-cent-soixante-six scies   auraient scié six- cent-soixante-six cyprès.
            6 Si l’archiduchesse essorait ses chaussettes, elles seraient sèches, archisèches.
-complètent le tableau ci-dessous avec les éléments proposés et précisent s’il s’agit d’une hypothèse non réalisée, possible ou réelle.
Si+ _________ +futur
Si + ________+ conditionnel présent
Si + ________+ conditionnel passé
imparfait, présent ; plus-que-parfait
Hypothèse possible ; non réalisée ; réelle.

-comparent leur tableau avec l’original et corrigent s’il y a lieu
Si+ présent +futur (hypothèse réelle)
Si + imparfait + conditionnel présent (hypothèse possible)
Si + plus-que-parfait + conditionnel passé (hypothèse non réalisée)

-transforment les virelangues, en inventent de nouveaux  ou construisent des phrases en respectant la structure proposée.

Exemples :
Si Sandy sourit  à Henri, Henri lui sourit aussi (hypothèse réelle)
Si Catherine mangeait moins de chocolat, elle serait plus élégante (hypothèse possible)
Si Christophe avait téléphoné à Cristelle, elle aurait répondu à son appel (hypothèse non réalisée)

segunda-feira, 15 de setembro de 2014

Le jeu du téléphone : déclinaison

 Allô? Qui est à l'appareil?
 Le jeu du téléphone, connu de tous se présente sous la forme traditionnelle suivante : Deux interlocuteurs A et B se téléphonent. Les apprenants reçoivent l’intervention intégrale de l’interlocuteur A et doivent penser au sens du message pour reconstruire  la participation de B.
 Nous proposons ici une déclinaison de cet exercice.
Les apprenants reçoivent le message en entier mais un problème technique a modifié le discours de l’un des interlocuteurs…
Public: adolescents
Objectifs communicatifs
            -Restituer le sens d’un dialogue.
-          Formuler des questions et des réponses
-         Notions : sens du discours, discours direct, indirect
Moyens linguistiques : acquis de l’apprenant

Activité (1)
-Les apprenants reçoivent le dialogue suivant et essaient de le reconstituer en veillant au sens et à la correction du discours.
-Lorsque cette étape est terminée, l’enseignant  présente le dialogue final afin que chaque apprenant  puisse corriger son travail.
Dialogue initial.
“-  Allô?
-    Allô. Bonjour Madame, Damien à l’appareil. Je suis un ami de Catherine. Est-ce qu’elle est ici ?
-          BaisBabien, b’est boi ! Bu be be beconnais bas ?
-          Allô, c’est toi, Catherine?
-           Bais boui ! bourboi bu be  boses bette bestion ?
-           Je ne reconnais pas ta voix. Tu es enrhumée ?
-          Benrhubée ? boi ? Bon, be be buis bas benrhumée !
-          Alors, je ne sais pas ce qui se passe. J’ai du mal à te comprendre.
-           Ah boui ? boi bon. Be b’enbends brès bien.  Bil y ba beut-bêtre bune binterberence, bun broisebent be bignes. Boi, ben bout bas be be bombrends brès bien. B’est-be bu boubais be bire ?
-          Je voulais t’inviter à aller avec moi à l’inauguration d’une exposition  au musée d’art moderne. .
-          Bune bexbosibion be boi ? be beinbure ?
-           -Non, de sculpture contemporaine. L’inauguration aura lieu en présence de l’artiste.
-          Band bera bette binauburabion ?
-          - Samedi prochain  à 15h 30.
-          Babedi brobain ? ? B’accord. Be beux y baller.
-          Je t’attendrai à l’entrée du musée.
-          Boui, bers 15h 15. Bensuite, bous birons brendre belbe bose ba ba bafeberia bu busée. Baccord ?
-          D’accord.  À demain.
Dialogue reconstitué
-    Allô?
-    Allô. Bonjour Madame, Damien à l’appareil. Je suis un ami de Catherine. Est-ce qu’elle est ici ?
-          Mais Damien, c’est moi ! Tu ne me reconnais pas ?
-          Allô, c’est toi, Catherine?
-          Mais oui ! Pourquoi tu me poses cette question ?
-          Je ne reconnais pas ta voix. Tu es enrhumée ?
-          Enrhumée ? Moi ? Non, je ne suis pas enrhumée !
-          Alors, je ne sais pas ce qui se passe. J’ai du mal à te comprendre.
-           Ah oui ? moi non.  Je t’entends très bien. Il y a peut-être une interférence, un croisement de lignes. Moi, en tout cas je te comprends très bien. Qu’est-ce que  tu voulais me dire ?
-          Je voulais t’inviter à aller avec moi à l’inauguration d’une exposition  au Musée d’art moderne .
-          Une exposition de quoi ? De peinture ?
-           -Non, de sculpture contemporaine. L’inauguration aura lieu en présence de l’artiste.
-          - Quand sera cette inauguration ?
-          -Samedi prochain  à 15h 30.
-          Samedi prochain? D’accord. Je veux y aller.
-          Je t’attendrai à l’entrée du musée.
-          Oui, vers 15h 15. Ensuite, nous irons prendre quelque chose à la cafeteria du musée. D’accord ?
-          D’accord.  À samedi. »
 (2)
-         Deux apprenants jouent le rôle des deux interlocuteurs.
(3)
-         Chaque apprenant prépare des questions sur le contexte et le contenu de la conversation téléphonique .
Exemples
- Au début, que demande Damien ?
- Il demande qui est à l’appareil. Pourquoi ?
-Parce qu’il ne reconnaît pas la voix de Catherine.
      …
-Pourquoi Damien  a-t-il téléphoné à Catherine ?
-Pour l’inviter à l’inauguration …
  Alternative 
Si la classe est motivée, les apprenants forment un nombre pair de groupes.
-Chaque groupe imagine une autre conversation téléphonique entre Catherine et un autre interlocuteur.
-Les groupes échangent leurs dialogues.
-Avec l’aide de l’enseignant, chaque groupe reconstitue le dialogue reçu. 

terça-feira, 2 de setembro de 2014

La rentrée des classes, c’est la rencontre.

Après les vacances, il faut se remettre au travail… Pour certains, c’est dur !  Un appel à l’activité ludique pourra éventuellement faciliter la tâche.

Public: cet exercice est à  réaliser de préférence  à la rentrée scolaire, indépendamment du niveau du public dont dépendra la complexité des réponses.

Objectif communicatif: Décrire
 Notions : description , antonymes
Moyens linguistiques : acquis de l’apprenant

Activité
          L’enseignant informe le groupe que chacun devra participer oralement, ne serait-ce que par quelques  mots.
         Il introduit alors un moment de brainstorming à partir de la question  suivante : « Quand je dis  rentrée des classes , à quoi pensez-vous»? 
         Il laisse participer la classe librement, répète  rapidement les mots proposés, reprend les définitions présentées en les corrigeant, le cas échéant.
         Quand la participation se généralise, il déclare :
 « La rentrée des classes, c’est  aussi la rencontre. C’est retrouver les amis et en connaître de nouveaux.»
         Il enchaine en proposant : La description à l’envers
          Il donne les consignes :
-                    Observez la classe en silence,
-                    Choisissez discrètement  qui vous allez décrire
-                    Évitez de fixer votre regard sur l’élève à décrire.
-    Ecrivez quelques mots-clés permettant de le /la reconnaître  facilement
-             Faites la description en écrivant le contraire de la réalité. (cheveux longs/cheveux courts; jupe/pantalon,..).

 Un court moment consacré à l’écrit Attention: il ne s'agit pas dune  construction de  texte, mais d'un  texte libre, d'un registre ou listes de mots  orientant par la suite une prise de parole.  
   l’enseignant demande à un volontaire de présenter oralement sa description.
Celui/celle qui identifie l’élève décrit est applaudi et présente à son tour sa description.


  Bonne rentrée et Bon travail !